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30 ans d’expérience cumulée pour les fondateurs de FIRE
À eux deux, ils affichent 30 ans d’expérience en immobilier industriel. Julien Mongoin, ex-Nexity et Barjane, a cédé, en 2018, aux sirènes de l’entrepreneuriat. Louis d’Arexy, passé par JLL et GLP, l’a rejoint rapidement. Ensemble, ils lancent Factor’Industry Real Estate (FIRE), avec un positionnement périurbain responsable. Premiers projets et premiers succès…
Business Immo : Quelle est la genèse de FIRE ?
Julien Mongoin : « Factor’Industry Real Estate est né d’une rencontre, d’un constat et d’une conviction. Avec Louis d’Arexy, nous avons démarré au milieu des années 2000. Nous nous sommes retrouvés en 2008 sur une opération commune : un projet logistique pour Système U à Nanteuil-Le-Haudouin (60). À l’époque, l’entrepôt était considéré comme un actif difficile, voire maudit. Pour autant, nous y avons toujours cru et nous en sommes devenus des spécialistes. »
Louis d’Arexy : « Dix ans plus tard, chacun avait monté sa propre structure. La crise sanitaire a joué le rôle de déclencheur. En 2020, nous avons décidé de mettre nos activités d’aménagement, de développement, d’investissement, d’asset management et de conseil en commun. C’est la création de FIRE, avec un focus périurbain qui est notre ADN. »
BI : Comment vous démarquez-vous ?
JM : « Notre marque de fabrique, c’est l’immobilier industriel et logistique avec des prises de position à fortes valeurs environnementales et sociétales. Nous ne faisons que ce que nous connaissons bien. Notre cœur de métier, c’est l’accompagnement des territoires dans leur développement économique et citoyen. Notre ADN, ce sont les utilisateurs et leurs besoins. »
LA : « En 2022, le marché est pléthorique. Notre différence repose sur notre expertise complémentaire et notre conviction sur le tissu périurbain. Nous pensons que l’aménagement industriel participe à la vitalité économique de la France. »
BI : Quels sont vos projets et réalisations ?
LA : « En moins de deux ans, FIRE a réalisé près de 300 M€ d’investissements, gère plus de 150 M€ d’actifs et affiche 350 000 m² de projets en cours. Nous travaillons sur plus de 70 ha de fonciers et friches industrielles, générateurs de milliers d’emplois. »
JM : « Premier projet significatif : une plateforme logistique de 100 000 m² à Ablaincourt-Pressoir (80), menée en copromotion avec Stonehedge pour GLP. Exemplaire sur le plan environnemental, elle accueillera une centrale PV de 8 MWc. Nous menons aussi un programme mixte de 15 ha à Senlis (60) avec Montea, et un bâtiment industriel de 30 000 m² à Saint-Priest (69). »
LA : « Sur le front de l’investissement, nous avons conseillé Nuveen Real Estate pour plus de 100 M€ en logistique du dernier kilomètre, louée sur des baux long terme, ce qui les positionne parmi les leaders. »
BI : Quel regard portez-vous sur le marché logistique ?
JM : « La crise sanitaire a provoqué une ruée sans précédent. Chaque semaine, un nouvel acteur arrive, les taux baissent chaque mois. FIRE identifie les vrais entrants avec sa double casquette développement/investissement. »
LA : « Les fondamentaux restent les accès routiers et le bassin d’emploi. L’Île-de-France n’ayant plus de fonciers, nous déployons nos projets dans de nouveaux territoires, sur la façade atlantique et l’Arc méditerranéen. Aujourd’hui, c’est l’offre qui fait la demande. »
BI : Quels freins au développement de la logistique ?
JM : « La prise de conscience environnementale ne doit pas occulter que tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne. Le marché s’élargit mais l’offre reste limitée. Si l’on veut réindustrialiser la France et relancer l’export, nous avons besoin de bâtiments de stockage. La logistique est un outil sérieux de réindustrialisation. Les parcs d’activités doivent être évolutifs pour pérenniser les tissus économiques locaux et répondre aux nouveaux enjeux. Ces actifs sont clés dans les mutations territoriales à venir. »
































